Dans les coulisses des contrôles de l’inspection du travail pendant la canicule
À l’intérieur d’une supérette de l’Est parisien, la température atteint déjà 30 °C, soit deux degrés de plus qu’à l’extérieur, ce mercredi 15 juillet au matin. À 10 h 30, le thermomètre dans le bureau de direction, brandi par Élise (prénom modifié), inspectrice du travail en mission de contrôle, indique même 31 °C. « La température n’est pas maîtrisée », conclut-elle.
Les conditions de travail en période de canicule suscitent des préoccupations croissantes. Selon les recommandations de l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité), la température intérieure ne doit pas dépasser 26 °C pour asr le bien-être des salariés. En cas de dépassement, des mes doivent être mises en place pour protéger la santé des travailleurs.
En France, les périodes de forte chaleur ont des conséquences directes sur la santé des employés. En 2022, l’INSEE a rapporté une augmentation de 15 % des arrêts de travail liés à des problèmes de santé associés à la chaleur. Les inspections du travail se multiplient pour s’asr que les employeurs respectent les normes en vigueur, dans un contexte où la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur sont en hausse.
Les entreprises doivent donc veiller à la mise en place de solutions adaptées, telles que des pauses régulières, des ventilateurs, et, si nécessaire, la réorganisation des tâches pour éviter l’exposition prolongée à des températures élevées.
Source : INSEE, INRS.
