Climat : les conditions extrêmes deviennent « la norme », s’alarme l’institut Copernicus
Les phénomènes climatiques extrêmes sont désormais considérés comme « la norme », selon un rapport publié par l’observatoire climatique européen Copernicus le 10 juin. Ce document révèle que le mois de mai 2026 a enregistré des températures parmi les plus élevées, se classant au deuxième rang après le record de mai 2024. Samantha Burgess, climatologue chez Copernicus, a déclaré : « En Europe, une vague de chaleur inhabituellement précoce et intense montre à quelle vitesse les phénomènes climatiques extrêmes sont en train de devenir la norme plutôt que l’exception. »
Le mois de mai 2026 a établi de nombreux nouveaux records mensuels à travers le continent, provoquant des situations « particulièrement difficiles » en France, au Royaume-Uni, en Irlande et au Portugal. L’institut note que ce phénomène s’inscrit dans le cadre d’un réchauffement rapide de l’Europe, avec une tendance à long terme vers des vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et survenant plus tôt dans la saison.
À l’échelle mondiale, la température moyenne pour mai 2026 a été de 15,81 °C, soit 1,42 °C au-dessus des valeurs estimées pour la période préindustrielle (1850-1900). Ce rapport souligne également la pression exercée sur le climat par des températures « exceptionnellement élevées » de l’eau dans le Pacifique tropical, alors que le Pacifique équatorial se dirige vers des conditions El Niño, attendues dans les mois à venir.
El Niño, une phase d’un cycle naturel dans l’océan Pacifique, affecte progressivement les températures et les vents dans le monde entier. Certaines régions, comme l’Indonésie, pourraient connaître des sécheresses, tandis que d’autres, comme le Pérou, doivent se préparer à des pluies diluviennes. Le dernier épisode d’El Niño a eu lieu entre 2023 et 2024, et son retour est estimé à 80 % probable entre juin et août, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
Source : Copernicus.
