Face aux canicules, il faut aussi agir sur le long terme
Pour la deuxième fois en un mois et à quelques jours de l’été, de très fortes chaleurs impactent la France durant plusieurs jours. Ce phénomène n’est pas un hasard. Ces températures bien au-dessus des normales de saison sont l’une des manifestations les plus marquantes du changement climatique. Les climatologues ont établi que depuis 2000, une vague de chaleur se produit quasiment chaque année, voire plusieurs fois par an, alors qu’avant 1989, elle n’apparaissait qu’un été sur cinq en moyenne.
Cette évolution, qui devrait s’aggraver, doit faire de l’adaptation au changement climatique une priorité pour l’État et les collectivités locales. Ces épisodes de chaleur posent de nombreux défis en matière de santé publique. La chaleur affecte immédiatement l’organisme, en surmobilisant les mécanismes de thermorégulation. Sans précautions, cela peut entraîner des maux de tête, des nausées, des crampes musculaires ou une déshydratation. Les populations les plus vulnérables, notamment les enfants, les personnes âgées et les sans-abri, peuvent voir leurs troubles cardiovasculaires ou respiratoires aggravés.
Lorsque ces événements climatiques surviennent, des stratégies de précaution doivent être mises en œuvre, comme le déplacement d’examens scolaires en période de canicule. Cependant, des actions à moyen terme doivent également être accélérées : la végétalisation des villes, l’isolation des bâtiments et des stratégies visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Un rapport publié par le Citepa indique que ces émissions ont diminué plus que prévu pour 2024 et 2025 en France. Toutefois, le pays devra intensifier ses efforts de décarbonation dans les années à venir pour respecter ses objectifs climatiques et éviter une hausse moyenne des températures de +4°C d’ici 2100.
Source : La Croix
