Avec la canicule moins de nucléaire, mais plus de gaz

24 juin 2026 à 12h33

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La canicule continue de perturber le parc nucléaire français. Après l’arrêt de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne), EDF a diminué la puissance du réacteur n°2 de Nogent-sur-Seine (Aube) depuis le 23 juin et prévoit de faire de même pour le réacteur n°3 du Bugey (Ain) à partir du 24 juin. D’autres restrictions pourraient également toucher les centrales du Blayais (Gironde) et de Saint-Alban (Isère) dans les jours à venir.

Cette situation a entraîné une baisse de production de 2,2 GW, représentant l’équivalent de deux réacteurs nucléaires, soit 3,5 % de la puissance installée en France. « La perte ne remet pas en cause l’équilibre offre-demande sur le périmètre France », a déclaré EDF.

Parallèlement, la vague de chaleur a provoqué un accroissement de l’utilisation des centrales à gaz. Selon RTE, la part du gaz dans le mix électrique est passée de 1 % le 14 juin à 5 % le 18 juin. À la même date en 2025, elle était de 2 % à 20 heures. Cette augmentation est en grande partie due à la demande accrue en électricité pour la climatisation, qui fait grimper la consommation le matin et en soirée, poussant les centrales à gaz à compenser la baisse de production solaire.

Ce recours accru aux centrales à gaz contribue néanmoins aux émissions de gaz à effet de serre, exacerbant ainsi le changement climatique. Selon le GIEC, une centrale à gaz à cycle combiné émet environ 490 gCO₂e/kWh sur l’ensemble de son cycle de vie, comparé à 820 gCO₂e/kWh pour le charbon et 12 gCO₂e/kWh pour le nucléaire ou l’éolien. En France, la combustion de gaz naturel a constitué environ 13 % des émissions de gaz à effet de serre en 2023.

RTE a tenu à rasr : « En ce qui concerne les besoins d’électricité liés à la climatisation et plus largement la vague de chaleur, sur la base des éléments connus à date, il n’existe pas d’inquiétude en matière de disponibilité de l’offre en électricité pour l’été à venir. » Le gestionnaire du réseau a également précisé que l’impact de la climatisation sur la consommation reste limité : « Pour chaque degré en plus, la consommation augmente de l’ordre de 700 MW à 1 GW, soit environ trois fois moins que l’impact d’un degré en moins l’hiver. »

Source : Reporterre

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