Canicule : Lecornu défend l’action de son gouvernement, n’exclut pas un nouvel épisode
Sébastien Lecornu, Premier ministre français, a défendu l’action de son gouvernement face aux critiques d’impréparation suite à la canicule exceptionnelle qui a frappé le pays. Lors d’une déclaration le 29 juin, il a souligné que l’ensemble de la chaîne de prévision et de réaction, allant des agents de Météo France aux personnels hospitaliers, a « tenu » face à cette situation.
Il a également évoqué la possibilité d’un nouvel épisode de fortes chaleurs, indiquant qu’il attendait des décisions de ses ministres dans les jours à venir, notamment la mise en place d’un « plan Orsec chaleur extrême » pour mobiliser les ressources de sécurité civile. M. Lecornu a mis en avant l’importance de l’endurance des forces de sécurité civile, en particulier face aux risques d’incendies dans six départements du sud de la France, classés en « danger très élevé » par Météo France.
Bien que l’épisode caniculaire ait connu un reflux depuis le 28 juin, avec la fin de la vigilance rouge, la vigilance sanitaire reste en vigueur en raison des craintes d’une surmortalité. Des prévisions météorologiques laissent entrevoir une reprise possible des fortes chaleurs dans la semaine à venir.
Le Premier ministre a également souligné que les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ont « tenu » durant cette crise, contrairement à la canicule de 2003, qui avait causé 15 000 décès. Il a précisé que cette fois, le nombre de victimes à domicile était bien plus élevé. De plus, il a noté que le système énergétique avait résisté, malgré une augmentation de 25 % de la consommation de climatisation, permettant à la France de continuer à exporter de l’électricité.
Pour soutenir le personnel soignant, il a annoncé que les premiers climatiseurs, issus d’une commande de 30 000 appareils, seraient livrés « en fin de semaine, début de semaine prochaine ».
Face aux critiques croissantes sur l’inaction du gouvernement, notamment en ce qui concerne les infrastructures scolaires, la pression politique s’intensifie. Des voix s’élèvent pour demander une analyse approfondie du bilan humain de cette canicule, afin de déterminer les responsabilités politiques.
Source : La Croix
