Canicule : pourquoi la nouvelle vague de chaleur sera plus intense que celle de mai ?

Canicule : Pourquoi la nouvelle vague de chaleur sera plus intense que celle de mai ?

À peine sortis de l’épisode de fortes chaleurs qui a frappé la France à la fin du mois de mai, les Français doivent déjà faire face à une nouvelle hausse des températures. Ce lundi 15 juin, le thermomètre affiche jusqu’à 33 °C à Perpignan et 32 °C à Tours. Un pic de chaleur est attendu entre le 20 et le 22 juin.

Bien que ces deux épisodes présentent des similitudes, leur origine météorologique diffère. Celui de mai était provoqué par un dôme de chaleur, un phénomène peu courant qui emprisonne l’air chaud. La vague actuelle résulte d’un puissant flux de sud à sud-ouest, favorisant la remontée d’air très chaud en provenance du Maghreb.

Au cours des prochains jours, les températures devraient dépasser les 35 °C dans de nombreuses régions, notamment à partir de mercredi. Dans le Sud-Ouest, les maximales pourraient grimper jusqu’à 40 °C. Contrairement à l’épisode de mai, principalement concentré sur la façade atlantique, cette nouvelle vague de chaleur pourrait s’étendre à une grande partie du territoire, y compris les régions du Nord-Est, habituellement moins exposées aux influences subtropicales.

Ce nouvel épisode de chaleur pourrait se révéler plus intense que celui de mai, tant sur le plan thermique que sanitaire. En altitude, l’air s’annonce plus chaud, avec des températures pouvant dépasser 24 °C à 1 500 mètres d’altitude.

L’approche du solstice d’été renforce également le phénomène. Les journées plus longues et un ensoleillement accru augmentent l’énergie solaire reçue au sol, favorisant un réchauffement plus important des basses couches de l’atmosphère. L’état des sols, plus secs qu’au mois de mai, limite l’évaporation et accentue la hausse des températures.

La sécheresse accroît par ailleurs le risque d’incendies. Ce lundi, Météo France a placé six départements en vigilance élevée pour le risque de feux de forêt : la Vendée, les Deux-Sèvres, l’Aude, l’Hérault, le Gard et le Vaucluse. Trente-deux autres départements sont classés en risque modéré.

Sur le plan sanitaire, la répétition des épisodes de chaleur constitue un facteur aggravant. L’organisme, soumis à des températures élevées de manière récurrente, peut voir sa capacité d’adaptation diminuer, ce qui est particulièrement préoccupant pour les personnes les plus vulnérables.

Enfin, cette vague de chaleur devrait s’accompagner d’épisodes orageux, notamment dans l’ouest du pays en fin de semaine. Ces orages pourraient contribuer à mettre fin à l’épisode, bien que sa durée exacte reste encore difficile à déterminer.

Source : Météo France

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