Canicule : plus de 1 240 morts en excès lors de la deuxième vague de chaleur

Canicule : Plus de 1 240 morts en excès lors de la deuxième vague de chaleur

Avec 1 243 décès excédentaires enregistrés du 3 au 22 juillet, la deuxième vague de chaleur de l’été 2026, bien que moins meurtrière que celle de fin juin, porte à 7 300 le bilan provisoire des victimes des fortes températures cette année, a annoncé mercredi 19 août Santé publique France.

Ce bond de la mortalité toutes causes confondues de 1 243 morts, dont la responsabilité exacte n’est pas encore entièrement attribuée à la chaleur, s’ajoute aux 5 764 décès excédentaires constatés du 17 au 30 juin et aux 300 morts recensées lors du premier épisode caniculaire de cette année, du 24 au 28 mai.

Près de trois quarts des décès en excès concernent des personnes âgées de 75 ans et plus, bien que toutes les classes d’âge à partir de 45 ans aient été touchées, selon le ministère de la Santé. Cet épisode caniculaire, bien que moins intense, a été remarquable par sa durée et son étendue, touchant 78 départements, soit près de 80 % de la population hexagonale.

Excès de mortalité dans toutes les régions

Toutes les régions, à l’exception de la Corse, ont connu un excès de mortalité, avec la région Pays de la Loire enregistrant le plus grand nombre de décès supplémentaires, soit 236. Les décès ont augmenté dans divers types de lieux, y compris les établissements hospitaliers et les maisons de retraite, avec un signal notable observé à domicile.

Cette estimation repose sur les certificats de décès remontés jusqu’à la date d’hier, représentant environ 80 % de l’ensemble des certificats de décès de cette période. La vague de chaleur de juin, d’une précocité et d’une durée inédites de 16 jours, a été plus intense que celle d’août 2003, qui avait causé 15 000 morts. La vague actuelle, débutée fin juillet, est déjà la deuxième plus longue jamais enregistrée dans le pays.

Les bilans de mortalité des périodes de fortes chaleurs de 2026 ont suscité une vive controverse politique, le gouvernement étant accusé d’impréparation par l’opposition. Un bilan définitif sera publié en octobre.

Source : Santé publique France

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