Agriculture : dans la Somme, l’Inrae trace une voie entre le bio et le conventionnel

Agriculture : Dans la Somme, l’Inrae trace une voie entre le bio et le conventionnel

Au zénith, les rayons du soleil font peu à peu passer la couleur du champ de blé du vert au doré. Ce phénomène, habituel pour un mois de juin, se déroule dans une ferme du nord de la France. Cependant, l’activité qui règne entre les épis de ces céréales est moins courante. En effet, une patrouille de syrphes, insectes pollinisateurs, grouille en nombre, illustrant la biodiversité en milieu agricole.

L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) s’efforce de trouver un équilibre entre les pratiques agricoles conventionnelles et biologiques. Cette démarche vise à répondre aux enjeux environnementaux tout en maintenant une production alimentaire suffisante. À cet effet, l’Inrae mène des recherches sur l’impact des différentes méthodes de culture sur la biodiversité et la santé des sols.

Selon les données de l’Inrae, la France comptait en 2021 près de 56 000 exploitations biologiques, représentant environ 10 % de la surface agricole utile. Ce chiffre témoigne d’une croissance continue du secteur bio, qui a vu une augmentation de 15 % du nombre d’exploitations en un an. Parallèlement, les pratiques conventionnelles restent largement dominantes, représentant environ 90 % des exploitations.

L’interaction entre ces deux systèmes pourrait avoir des conséquences directes sur la durabilité des pratiques agricoles. En favorisant la biodiversité et en intégrant des techniques respectueuses de l’environnement, l’Inrae espère encourager une transition vers une agriculture plus durable.

Source : Inrae

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