Berne : une militante antispéciste bannie de l'hôpital vétérinaire

Berne : Une militante antispéciste exclue de l’hôpital vétérinaire

Dans son sanctuaire du Chablais vaudois, Virginia Markus se consacre à sauver des animaux de rente destinés à l’abattoir, jugés non rentables par l’industrie. Depuis mai 2024, le Tierspital de Berne refuse de prendre en charge ces animaux, suite à un désaccord concernant l’euthanasie d’une vache.

Le litige débute en avril 2024, lorsque Fortuna, une vache récemment arrivée au sanctuaire, est amenée à l’hôpital vétérinaire de Berne pour une stérilisation. Les vétérinaires constatent des pieds ulcérés et déformés par l’arthrose, et recommandent l’euthanasie de l’animal. Virginia Markus, qui a pris soin de Fortuna depuis six mois après l’avoir récupérée d’une exploitation laitière, refuse cette décision.

Le Tierspital accepte finalement de libérer Fortuna, mais uniquement si Markus s’engage à l’abattre au sanctuaire, ce qu’elle refuse de faire.

Un second avis médical

Markus sollicite alors l’avis du vétérinaire cantonal vaudois. Dans un rapport consulté par la RTS, ce dernier conclut que « l’animal ne paraît pas souffrir excessivement » et qu' »il n’y a pas lieu d’ordonner son euthanasie pour le moment. » En mai 2024, la direction du Tierspital informe Markus qu’elle ne prendra plus en charge les animaux de son sanctuaire.

Cette décision se concrétise en avril, lorsque le Tierspital refuse de soigner Alan, un cochon souffrant de calculs urinaires. Markus et son animal doivent se rendre en urgence au Tierspital de Zurich, le seul établissement en Suisse capable de traiter ce type de pathologie.

Question déontologique

Contacté par la RTS, le vétérinaire cantonal vaudois ne souhaite pas commenter ce cas précis. Virginia Markus affirme que le Tierspital commet un manquement déontologique grave. Elle souligne que cette clinique est affiliée à l’Université de Berne et bénéficie de fonds publics. Début mai, elle a dénoncé cette situation auprès de la Société des vétérinaires suisses et prévoit d’en faire de même auprès du vétérinaire cantonal bernois.

Le service de communication du Tierspital a refusé de commenter la situation, invoquant des raisons de protection des données.

Sources : RTS, Yoan Rithner

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