Il ne reste que 6 jours à une fusée SpaceX avant de s’écraser sur la Lune : les experts ne savent pas encore à quoi s’attendre
Le 5 août 2026, l’étage supérieur d’une fusée Falcon 9 de SpaceX s’écrasera à grande vitesse sur la surface de la Lune. L’engin, abandonné en orbite après une mission opérée début 2025, a vu sa trajectoire déviée jusqu’à être irrémédiablement attiré par la gravité lunaire. La collision se produira près du cratère Einstein, sur la face visible de notre satellite naturel.
Actuellement, les scientifiques peinent à prévoir l’issue précise de cet impact. Les incertitudes concernant l’orientation de la fusée et son angle de pénétration rendent l’analyse complexe, selon une étude récente menée par des chercheurs de l’Université du Texas à Austin et du laboratoire de Los Alamos. Initialement, les observateurs s’attendaient à détecter un flash lumineux lors du crash, mais les auteurs de l’étude nuancent ces attentes : l’éclair ne durera qu’une fraction de seconde et sera presque imperceptible. La véritable surprise pourrait résider dans le gigantesque nuage de poussière projeté dans l’espace après l’incident.
Selon les simulations, le choc soulèvera une quantité colossale de régolithe, la poussière lunaire. Cet événement se déroulera en deux temps : un « rideau » de poussière s’élèvera jusqu’à 20 kilomètres d’altitude et s’étendra sur 183 kilomètres de large, tandis qu’un fin jet vertical sera propulsé au centre, atteignant entre 75 et 100 kilomètres de hauteur. Ce panache de débris reflétera la lumière du Soleil, apparaissant plus lumineux que le ciel sombre, ce qui permettra aux astronomes équipés de télescopes professionnels et d’instruments spatiaux comme Hubble d’immortaliser ce phénomène rare.
La NASA surveille de près cet événement. Son orbiteur Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) survolera la zone d’impact environ 7 jours avant le crash, puis y reviendra 7 jours après. Ces images seront cruciales pour analyser la taille du nouveau cratère et la dispersion de la poussière.
Cet événement représente une occasion scientifique unique. Ce sera la première fois que les chercheurs observeront en temps réel la collision d’un objet artificiel dont la masse, la vitesse et le moment de l’impact sont connus. Contrairement aux astéroïdes, les structures humaines réagissent différemment lors d’un choc. L’étude de la déformation de la fusée et la projection des matériaux permettront de calibrer les modèles d’impact pour les décennies à venir.
Les conséquences de cet impact sont également significatives pour la sécurité des futures missions lunaires. Les calculs indiquent que les particules les plus rapides expulsées lors du choc pourraient retomber sur le sol lunaire jusqu’à près de 1 000 kilomètres du point d’impact. Cela souligne le risque que représentent les débris spatiaux pour les infrastructures et les astronautes lors des futurs programmes d’exploration, notamment Artemis.
Enfin, cet événement servira d’exercice de calibration grandeur nature pour les futurs réseaux de capteurs sismiques prévus pour la Lune.
Source : Presse-Citron


