L’UE veut développer des énergies renouvelables… au Maghreb
Lors de la Semaine européenne de l’énergie durable, Dubravka Šuica, commissaire chargée de la Démocratie et de la Démographie, et Dan Jørgensen, commissaire à l’Énergie et au Logement, ont annoncé un plan d’investissement ambitieux pour les énergies renouvelables. Ce projet se distingue par son implantation sur la rive sud de la Méditerranée, au Maghreb, plutôt que sur le territoire européen.
Selon les commissaires, le potentiel de la région méditerranéenne en matière d’énergies renouvelables est estimé à près de 2 300 GW, un chiffre qui dépasse plus du double de la capacité installée de l’UE prévue pour 2026. De plus, les coûts de production d’énergie solaire et éolienne dans cette région seraient inférieurs à ceux de l’Europe.
L’initiative, désignée sous le nom de « coopération transméditerranéenne en matière d’énergies renouvelables et de technologies propres » (T-MED), a été lancée en parallèle du Pacte méditerranéen présenté en novembre 2025 à Barcelone. À ce jour, l’UE envisage un programme d’investissement de 25 milliards d’euros d’ici 2035, visant à développer une capacité de 15 GW, équivalente à celle de neuf réacteurs EPR de Flamanville. La Commission européenne a promis 5 milliards d’euros garantis via le Fonds européen pour le développement durable plus, avec l’espoir de créer environ 100 000 emplois.
Cependant, cette initiative soulève des questions, notamment en ce qui concerne la gouvernance et les relations politiques dans la région. L’UE devra naviguer entre les différents acteurs politiques du Maghreb pour réaliser ses ambitions.
Source : Front Populaire
