Être jeune et ludovicien aujourd’hui : le conseil des jeunes, incubateur de futurs citoyens ?
À Saint-Louis, le conseil des jeunes, décrit comme un espace de vie citoyen, a été établi en 2012. Florian Bachmann, premier adjoint au maire, se souvient que l’initiative visait à stimuler l’engagement et la participation des jeunes. « Jean-Marie Zoellé, alors maire, souhaitait davantage d’actions de la part des jeunes et une réflexion sur les initiatives jeunesse de la municipalité », explique-t-il. Ce conseil a notamment donné naissance au Forum street art, anciennement connu sous le nom de festival Art de rue.
En 2026, le conseil des jeunes se compose de 17 membres : 8 filles et 9 garçons, âgés de 15 à 22 ans. Myriam Abid, chargée de projet pour la politique jeunesse, souligne qu’ils se réunissent désormais chaque semaine au Sportenum, contre une fois par mois auparavant. L’objectif est de faire émerger des projets portés par les jeunes, tout en leur permettant de participer activement à la vie citoyenne locale.
Le conseil, constitué sur la base d’un appel à volontariat, fonctionne avec un mandat de deux ans, renouvelable. Les volontaires doivent soumettre leurs coordonnées et motivations, ainsi que leur projet, et s’engager à respecter la charte du conseiller.
Les actions menées par le conseil incluent l’organisation du ciné-guinguette à la Cité Danzas et la création de jeux de cartes sur la communication non-violente. Ils participent également à la production de podcasts, dont un épisode sur la transition écologique, et à des vidéos de sensibilisation sur les dépôts sauvages.
Le conseil a pour but d’apporter une contribution à la ville tout en permettant aux jeunes d’en retirer des bénéfices. Ils ont récemment organisé un séjour à Paris pour visiter l’Assemblée nationale et le Sénat, renforçant ainsi leur engagement citoyen.
Florian Bachmann considère le conseil des jeunes comme un « incubateur de futurs citoyens », permettant aux jeunes d’acquérir des compétences en gestion de projets et en politique locale. « Ces expériences peuvent susciter des vocations », conclut-il.
Source : DNA


