Un élève pourra changer d’école en raison du comportement violent d’un parent
Un décret publié le 29 juillet au Journal officiel permet désormais à l’administration de transférer un élève vers un autre établissement en raison du comportement d’un parent ou d’un membre de sa famille. Cette me s’applique lorsque l’attitude de ce proche menace sérieusement la sécurité des personnels ou le bon fonctionnement de l’école. Le texte concerne aussi bien les écoles primaires que les collèges et les lycées.
Comment le changement d’établissement sera-t-il décidé ?
Dans les écoles primaires, le directeur doit signaler la situation au directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen), qui rencontrera les parents pour recueillir leurs observations. Par la suite, il pourra demander au maire de radier l’élève de son école et de l’inscrire dans un autre établissement de la commune. Au collège et au lycée, après avoir dialogué avec la famille, le Dasen pourra prendre la décision directement.
L’élève bénéficiera d’un accompagnement pédagogique, éducatif et social renforcé jusqu’à la fin de l’année scolaire pour éviter une rupture trop significative dans son parcours.
« C’est l’enfant qui paiera pour les actes de ses parents »
Cette me suscite des inquiétudes. Plusieurs syndicats d’enseignants et associations de parents d’élèves craignent que l’enfant soit puni pour des actes qu’il n’a pas commis. Un changement d’établissement peut entraîner des conséquences sur sa scolarité et sa vie sociale, surtout s’il intervient en milieu d’année. Début juillet, des organisations avaient quitté une réunion au ministère pour manifester leur désaccord avec ce projet.
Des personnels régulièrement confrontés aux violences verbales
Le ministère de l’Éducation nationale justifie cette me par la nécessité de protéger les équipes et de préserver le climat scolaire. Pour l’année 2024-2025, quatre incidents graves pour 1 000 élèves ont été recensés dans les écoles primaires, dont près de la moitié concernaient des violences verbales. Dans un cas sur trois, ces incidents impliquaient des membres de la famille des élèves.
Source : Journal officiel


