Un refuge sécurisé pour les chèvres errantes près de Marseille
Après plusieurs semaines de préoccupations liées à la présence de chèvres errantes le long des routes de la Côte Bleue, la mairie de Carry-le-Rouet a annoncé, le 28 juillet 2026, la création d’un refuge sécurisé pour ces animaux. Cette initiative, réalisée en collaboration avec la commune de Châteauneuf-les-Martigues, vise à répondre aux inquiétudes croissantes des habitants concernant la sécurité publique.
Ces chèvres, qui sont souvent considérées comme un élément du paysage provençal, se sont récemment retrouvées en danger. En effet, des accidents impliquant des collisions avec des véhicules ont été signalés, entraînant la mort de plusieurs animaux. La mairie a confirmé que certaines chèvres avaient été retrouvées sans vie en bord de route, précisant qu’il s’agissait de victimes de ces accidents.
La situation a suscité des réactions parmi les riverains, certains exprimant leur désarroi face à la cohabitation avec ces animaux. Des agriculteurs ont également rapporté des dommages causés aux vignes par les chèvres errantes.
La mairie de Carry-le-Rouet a souligné que, bien que ces animaux puissent sembler inoffensifs, leur présence sur la voie publique représente un risque, notamment à l’approche de la rentrée scolaire. La circulation accrue de piétons, de cyclistes et d’automobilistes, combinée à la présence de boucs, a accentué les préoccupations liées à la sécurité.
Pour remédier à cette situation, le maire, René-Francis Carpentier, a collaboré avec son homologue de Châteauneuf-les-Martigues, Roland Mouren, pour trouver un emplacement adéquat. Un terrain agricole de plusieurs milliers de mètres carrés, équipé d’une grange, sera mis à disposition pour accueillir temporairement le troupeau. Un suivi sanitaire sera également effectué pour chaque chèvre avant leur déplacement vers des zones de montagne.
À terme, ces chèvres devraient être intégrées à un projet d’écopastoralisme, favorisant ainsi une gestion durable de leur présence dans la région.
Source : Inès Cussac, Actu.fr, 30 juillet 2026


