Le Parti communiste chinois : vestige du passé ou force motrice pour la Chine ?
Le Parti communiste chinois (PCC), qui célèbre cette année son 105e anniversaire, suscite des débats quant à son rôle dans le développement futur de la Chine. Selon le juriste Chen Qingwen, le PCC pourrait être perçu comme un “vestige du passé”, incapable de s’adapter aux pressions de la libéralisation, de la modernisation et de la mondialisation, ou au contraire, comme une entité capable de “faire de la Chine une force motrice de l’histoire”.
Malgré les critiques internationales, le PCC “détient toujours le pouvoir suprême dans le pays”, souligne Chen, maître de conférences à la faculté de droit Yong-Pung-How de l’Université de gestion de Singapour. Il affirme que la Chine, en tant que grande puissance émergente, est déterminée à laisser son empreinte dans les domaines de la géopolitique, de l’économie mondiale et des technologies.
Chen décrit le PCC non seulement comme un parti politique, mais comme un “mouvement révolutionnaire” depuis sa fondation en 1921, dans un contexte marqué par la guerre civile, des agressions étrangères et une extrême pauvreté. Bien qu’il reconnaisse la capacité d’adaptation du PCC aux circonstances nationales et internationales, il s’interroge sur sa capacité à consolider les engagements pris.
En conclusion, le débat sur le rôle du PCC dans le développement futur de la Chine demeure ouvert, oscillant entre perception d’un ancien régime et celle d’un acteur clé sur la scène mondiale.
Source : Lianhe Zaobao.


