Droit à la sépulture, partage de la terre

Le colloque interroge le lien entre droit à la terre et droit à la sépulture dans les mondes anciens

Un colloque récent a examiné les relations complexes entre le droit à la terre et le droit à la sépulture dans les sociétés antiques, mettant en lumière l’impact du statut civique sur l’accès à des lieux de sépulture visibles, notamment pour les étrangers. Les discussions ont porté sur les diverses stratégies, qu’elles soient juridiques, associatives ou informelles, employées par des individus exclus de la citoyenneté pour s’inscrire durablement dans l’espace funéraire.

L’événement, organisé par le laboratoire DemoCIS de l’Université de Lille, a mobilisé le concept de Free Spaces pour explorer l’écart entre les normes juridiques et les pratiques funéraires effectives. Les intervenants ont analysé comment l’invisibilité archéologique de certains défunts peut révéler des dynamiques sociales et juridiques sous-jacentes.

Cette approche interdisciplinaire, qui croise archéologie funéraire, épigraphie, histoire du droit et sciences sociales, adopte une perspective diachronique, allant de l’époque archaïque à l’Antiquité tardive, tout en s’ouvrant à des comparaisons avec d’autres contextes géographiques.

L’événement s’inscrit dans une réflexion plus large sur les pratiques citoyennes ordinaires, y compris celles qui opèrent en marge des cadres juridiques officiels.

Source : Université de Lille, laboratoire DemoCIS.

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