Le syndicat des professionnels de la petite enfance réclame une enquête sur les crèches People&Baby

Le syndicat des professionnels de la petite enfance réclame une enquête sur les crèches People&Baby

Les affaires se succèdent autour des crèches People&Baby. Deux établissements du groupe ont récemment fermé à Villejuif, dans le Val-de-Marne, en raison de soupçons de maltraitance. Quelques mois auparavant, une enquête préliminaire avait été ouverte après la découverte d’un bébé de 21 mois présentant un taux d’alcool dans le sang dans une micro-crèche de l’Oise. Ces alertes ont poussé le Syndicat national des professionnels de la petite enfance (SNPPE) à demander au gouvernement d’éclaircir le fonctionnement du groupe.

Crèches People&Baby : une enquête à l’échelle nationale réclamée

Dans un courrier adressé à Sébastien Lecornu, le SNPPE souligne que les « fragilités continuent vraisemblablement de se manifester au sein du groupe ». Le syndicat rappelle également la mort, en juin 2022, d’une fillette de 11 mois dans une crèche People&Baby à Lyon. Il demande la création d’une « mission nationale conjointe » réunissant l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l’Inspection générale des finances (IGF). Cette enquête devrait porter sur le fonctionnement de People&Baby dans son ensemble, et non uniquement sur quelques établissements.

Le syndicat demande également un moratoire

En attendant les conclusions d’une éventuelle enquête, le SNPPE souhaite suspendre toute nouvelle autorisation accordée au groupe. Il réclame ainsi « un moratoire sur toute nouvelle autorisation, reprise d’établissement, délégation de service public ou réservation de berceaux au bénéfice du groupe ». People&Baby fait déjà l’objet d’une plainte déposée en novembre 2024 par l’association anticorruption Anticor, visant des faits présumés d’escroquerie et de détournement de fonds publics.

Pour le SNPPE, la répétition des signalements impose désormais une réponse du gouvernement. « On estime que c’est de la responsabilité du gouvernement de faire considérablement avancer ce sujet, avec le sentiment qu’il y a une répétition des alertes sur un sujet majeur, puisqu’il a trait à l’intérêt et à la protection des enfants », a déclaré à l’AFP Me Vincent Brengarth, avocat du syndicat et coauteur du courrier. Contacté par l’AFP, le groupe People&Baby n’a pas encore répondu.

Source : AFP

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