Le tarif «Impact», une opportunité pour les ménages, moins pour les fournisseurs d’électricité : la Febeg réclame son annulation
Entré en vigueur en Wallonie le 1er janvier dernier, le tarif incitatif, également connu sous le nom de «Impact», suscite des controverses. La fédération des entreprises électriques et gazières (Febeg) a déposé, fin juin, un recours en annulation devant la Cour constitutionnelle, comme le révèle L’Echo.
Depuis le 1er janvier 2026, les Wallons ont la possibilité de réduire leur facture d’électricité en optant pour cette nouvelle tarification incitative. Ce tarif répartit les coûts de distribution en trois plages horaires, allant de la demande la plus forte à la plus faible, incitant ainsi les ménages à utiliser leurs appareils énergivores, comme les machines à laver ou les voitures électriques, durant les heures creuses.
La Febeg ne conteste pas cet objectif, mais s’oppose à l’obligation d’offrir ce tarif. La fédération dénonce également l’imposition par la Région wallonne de la structure des offres commerciales des fournisseurs. Le cabinet de la ministre wallonne de l’Énergie a confirmé avoir pris connaissance du recours, sans toutefois commenter le fond du dossier.
Pour les consommateurs, le tarif incitatif est optionnel, mais trois conditions doivent être remplies : le choix doit être fait par le consommateur, qui doit posséder un compteur communicant avec une puissance de raccordement inférieure à 56 kVA. À l’exception des ménages consommant davantage d’électricité en soirée ou durant le week-end, ou de ceux ayant un système de chauffage électrique, le tarif incitatif n’impacte pas négativement les factures d’électricité. Au contraire, il permet à un ménage standard consommant 3.500 kWh par an d’économiser 54 euros par an, selon les calculs de la Commission wallonne pour l’Énergie (CWaPE). Les propriétaires de voitures électriques pourraient même réaliser jusqu’à 576 euros d’économies.
Source : L’Echo, CWaPE.


