Quand les pluies sont fortes, l’eau dévale et rien ne la retient : Charlène Descollonges, porte-voix des rivières
Au bout d’une zone industrielle, le Guiers-Mort, sous-affluent du Rhône, s’écoule avec force, produisant un bruit de torrent. Charlène Descollonges, 33 ans, hydrologue et fervente défenseure des rivières, décrit cet endroit comme une « autoroute à eau ». Observant le cours d’eau depuis un pont, elle pointe les vestiges d’une ancienne digue qui entravait son parcours jusqu’à récemment. En 2019, le syndicat de la rivière a retiré ces structures, permettant ainsi au Guiers-Mort de retrouver son chemin naturel, une évolution qui réjouit la jeune femme.
Cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large de renaturalisation des cours d’eau en France, visant à restaurer les écosystèmes aquatiques et à améliorer la gestion des crues. En effet, la déconstruction des ouvrages hydrauliques est souvent perçue comme une solution durable face aux événements climatiques extrêmes.
Selon des données récentes de l’INSEE, les inondations liées aux crues représentent une part significative des risques naturels en France, causant des dommages économiques considérables. En 2021, le coût moyen des dégâts causés par les inondations était estimé à plusieurs milliards d’euros. La restauration des rivières pourrait ainsi réduire l’impact financier de ces catastrophes.
Cette dynamique met en lumière l’importance de donner aux rivières la liberté de suivre leur cours naturel, un principe défendu par des experts comme Charlène Descollonges. En permettant aux rivières de s’adapter aux variations climatiques, il devient possible de diminuer les risques d’inondation tout en préservant la biodiversité aquatique.
Source : INSEE


