Pourquoi il faut surveiller votre consommation de pastèque

Pourquoi il faut surveiller votre consommation de pastèque

Les Français apprécient la pastèque, un fruit qui connaît un pic de consommation entre juin et septembre. Selon des données du ministère de l’Agriculture, chaque personne consomme environ 2,2 kg de pastèque par an, avec près de 35 % des ménages en achetant au moins une fois durant l’année. Ce fruit, réputé pour ses propriétés désaltérantes et sa richesse en vitamine C, est également faible en calories, avec environ 30 kcal pour 100 grammes.

Cependant, malgré ses bienfaits, la pastèque doit être consommée avec modération. Les nutritionnistes recommandent une portion raisonnable de 150 à 200 grammes.

Un apport excessif de liquide

Le professeur Ondřej Ludka, cardiologue à l’hôpital universitaire de Brno, alerte sur les risques liés à une consommation excessive de pastèque, en particulier pour les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque. Il a observé des cas graves d’hospitalisation chez des patients qui consomment une pastèque entière par forte chaleur. Un apport liquide trop important peut entraîner des complications telles que l’accumulation de liquides dans l’organisme, des œdèmes, une prise de poids rapide, et un essoufflement accru, nécessitant parfois une hospitalisation.

Il est donc conseillé aux personnes ayant des problèmes cardiaques de limiter leur consommation à une ou deux tranches.

Attention au potassium

Aux États-Unis, des médecins ont rapporté dans la revue Annals of Internal Medicine des cas d’hospitalisation liés à une consommation excessive de pastèque, en raison de la présence de potassium dans le fruit. Des patients atteints de maladies rénales, plus à risque d’hyperkaliémie (excès de potassium dans le sang), ont été concernés. Ces cas soulignent que la pastèque, bien que populaire, peut également présenter des risques pour la santé, notamment pour ceux ayant des antécédents médicaux spécifiques.

En conclusion, bien que la pastèque soit un fruit rafraîchissant et nutritif, il est essentiel de surveiller sa consommation, surtout pour les individus à risque.

Source : Santé Magazine

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *