Après la mort d'une femme dans un institut de beauté de Nice, la piste d'une injection illégale de botox envisagée – franceinfo

Après la mort d’une femme dans un institut de beauté de Nice, la piste d’une injection illégale de botox envisagée

Trois personnes ont été placées en garde à vue, mercredi 29 juillet, après le décès d’une femme de 25 ans survenu lundi après-midi dans un institut de beauté de Nice. Les gardés à vue comprennent deux jeunes femmes, l’une dans la vingtaine et l’autre dans la trentaine, présentée comme la gérante de l’établissement, ainsi qu’un homme.

Selon le quotidien Nice-Matin, la victime, venue pour une prestation, a fait un malaise en début d’après-midi. À l’arrivée des policiers, elle était en détresse respiratoire et n’a pu être réanimée. Les causes de son décès restent inconnues pour l’instant, mais une enquête a été ouverte pour exercice illégal de la médecine, homicide involontaire et administration de substances nuisibles, confiée au service local de la police judiciaire.

Bien que l’institut soit officiellement axé sur des soins pour les ongles, les cheveux et les cils, les enquêteurs ont trouvé sur place des seringues, des médicaments et des produits à injecter, ce qui soulève des soupçons d’injections illégales de botox. Les premiers éléments de l’enquête indiquent que la jeune femme était venue pour une telle injection, mais il est prématuré de lier sa mort à cette pratique, en attendant les résultats de l’autopsie et des analyses toxicologiques.

Les autorités sanitaires ont depuis plusieurs années mis en garde contre les dangers des injections illégales, qui peuvent avoir des conséquences fatales. En mars dernier, le président du Syndicat national de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SNCPRE) avait exprimé la nécessité de sévir contre ces pratiques. Adel Louafi, représentant du syndicat, a précisé que ce ne sont pas les produits eux-mêmes qui sont dangereux, mais les conditions dans lesquelles ces injections sont réalisées, souvent par des personnes non qualifiées.

Le docteur Louafi a également souligné que des réseaux mafieux opèrent derrière ces injectrices illégales, menaçant parfois les patientes pour éviter qu’elles ne portent plainte. Il a appelé à une action rapide des autorités pour fermer ces établissements pratiquant des actes illégaux.

Source : franceinfo

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