L’Ozempic inversé : un phénomène croissant en Afrique de l’Est
L’an dernier, une vidéo d’une influenceuse somalienne a captivé l’attention sur TikTok. Dans cette séquence, elle apparaît en larmes, demandant de l’aide pour des raisons médicales liées à des problèmes de poids. Cette situation a suscité des rumeurs sur un traitement qu’elle suivrait pour prendre du poids, ouvrant un débat sur un enjeu de santé publique encore peu exploré dans la région.
En Afrique de l’Est, de nombreuses femmes, y compris des futures mariées, cherchent à prendre du poids, en contraste avec les tendances occidentales qui privilégient la perte de poids. Dans certaines cultures africaines, les silhouettes généreuses sont perçues comme un symbole de richesse, de jeunesse et de fertilité, renforçant ainsi un idéal esthétique différent.
Un problème de santé publique
Ce phénomène, qualifié d' »Ozempic inversé », soulève des préoccupations en matière de santé. Les femmes recourent à des traitements médicamenteux pour atteindre cet idéal corporel. Les conséquences de cette quête peuvent inclure des risques pour la santé physique et mentale, mais les données spécifiques sur l’ampleur de ce phénomène restent rares.
Ce débat met en lumière la diversité des standards de beauté à travers le monde et souligne la nécessité d’une étude approfondie des impacts des traitements visant à modifier le poids corporel dans ce contexte culturel particulier.
Source : The Observer


