La chroniqueuse pro-Kremlin Xenia Fedorova visée par un arrêté d’expulsion

Xenia Fedorova, journaliste pro-Kremlin, assignée à résidence en France

Depuis le mercredi 29 juillet, la journaliste russe Xenia Fedorova, perçue comme une propagandiste du Kremlin en France, est désormais « assignée à résidence et interdite de travail sur le sol français », selon un résumé de Politico Europe.

Fedorova est accusée d’être « un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » afin de « déstabiliser l’ordre public » en France. L’ancienne directrice de la chaîne russe RT en France a reçu un arrêté ministériel d’expulsion. En réponse, elle a annoncé son intention de contester cette décision, tandis que ses employeurs, Canal+ et Lagardère, ont dénoncé « une atteinte particulièrement grave à la liberté d’expression ».

Craintes à l’approche de la présidentielle

Des experts en désinformation avaient récemment mis en garde contre l’influence de Fedorova, en particulier à l’approche de l’élection présidentielle française prévue en 2027, comme le rappelle Euronews. Ses interventions dans les médias français sont souvent marquées par des thèses selon lesquelles « c’est l’Occident qui a décidé de prolonger » la guerre en Ukraine et que l’Europe est tentée d’« aller en guerre contre la Russie ».

L’arrêté ministériel souligne que Fedorova « contribue à la diffusion d’un discours de désinformation et de déstabilisation », visant à « manipuler l’opinion publique » et à « saper la confiance des citoyens européens, notamment des Français, en leurs institutions ».

À Bruxelles, certains députés du Parlement européen ont tenté, sans succès, de faire pression pour que Fedorova soit inscrite sur les listes de sanctions de l’Union européenne visant la Russie, alors que plusieurs parlementaires à Paris ont demandé la révocation de son titre de séjour. Les autorités françaises ont exprimé à plusieurs reprises leur frustration face aux positions pro-Kremlin de Fedorova, notant qu’elles disposent de peu de moyens pour agir contre elle, « bien que son titre de séjour ait été prolongé pour une durée de dix ans en 2024 », selon The Kyiv Post.

Source : Politico Europe, Euronews, The Kyiv Post.

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