Enquête pénale sur un projet immobilier de luxe à Tenerife impliquant des investisseurs belges
Une enquête pénale a été ouverte concernant un projet immobilier de luxe à Tenerife, impliquant des investisseurs belges et le responsable politique local, Antonio Manuel Acosta Felipe, en charge des zones côtières. Selon le mouvement de protestation citoyen « Salvar el puertito de Adeje », au moins cinq procédures judiciaires sont actuellement en cours contre ce projet.
Acosta Felipe doit comparaître au tribunal le 14 septembre en tant que suspect, tandis que des dirigeants du promoteur immobilier, Segunda Casa Adeje, ont également été cités à comparaître comme témoins. Le mouvement de protestation met en garde les investisseurs contre les risques « juridiques et financiers considérables » liés à ce projet, soulignant la situation financière précaire du promoteur, qui serait criblé de dettes s’élevant à plusieurs millions.
Les investisseurs belges ont confirmé qu’une enquête avait été ouverte à l’encontre d’Acosta Felipe. Ils estiment que les autorisations nécessaires pour la construction d’un restaurant et d’une piscine, situés à proximité du littoral, ont été délivrées « de manière régulière et parfaitement conforme au cadre légal ». Ils précisent également qu’ils ne sont pas mis en cause dans cette procédure.
Pour éviter que le développement du projet ne dépende de l’issue de cette enquête, les investisseurs ont décidé de réaliser le restaurant et la piscine en dehors de la zone concernée. L’emplacement initial sera aménagé pour devenir un espace vert, plutôt que d’être construit.
Enfin, les investisseurs indiquent que les fonds investis sont comptabilisés sous forme de prêts d’actionnaires accordés à la société de projet, précisant que cela ne signifie pas que le projet rencontre des difficultés de paiement envers des tiers externes.
Source : La Libre Belgique

