Disparition de Tiphaine Véron : une statue inaugurée à Nikko huit ans après sa disparition
Une statue à l’effigie de Tiphaine Véron, la touriste française disparue en 2018, a été inaugurée mercredi à Nikko, au Japon. L’assistante scolaire, âgée de 36 ans à l’époque, avait été vue pour la dernière fois le 29 juillet 2018, alors qu’elle visitait cette ville touristique située au nord de Tokyo. Son passeport a été retrouvé dans sa chambre d’hôtel, mais l’enquête policière, qui dure depuis huit ans, n’a pas permis d’identifier de pistes concrètes.
Lors de l’inauguration, l’ambassadrice française au Japon, Béatrice Le Fraper du Hellen, a exprimé le soutien des autorités françaises à la famille de Tiphaine. Elle a déclaré : « Il n’y a pas de mots pour décrire ce que représente la perte d’un enfant, d’une sœur. » La mère de Tiphaine, Anne Désert, a souligné la « valeur symbolique » de la statue réalisée par la sculptrice Mana Yokoi, offrant un « lieu de recueillement au cœur de Nikko », et a évoqué la persévérance dans les recherches.
Les autorités japonaises privilégient la thèse d’un accident, tandis que la famille de Tiphaine demande une enquête criminelle, regrettant que le dossier soit actuellement entre les mains des policiers locaux. Damien Véron, le frère de Tiphaine, a exprimé sa frustration quant à l’absence de prise en compte des éléments soulevés par la famille lors d’une réunion récente avec la police de Nikko.
Un rapport d’une société suisse mandatée par la famille a contredit le témoignage du patron de l’hôtel où Tiphaine séjournait, indiquant que la géolocalisation de son téléphone portable ne correspondait pas à sa version des faits. La famille a également saisi la commission de sécurité publique de Tochigi, sans obtenir de réponse.
Pour les habitants de Nikko, la disparition de Tiphaine reste mystérieuse et inquiétante. Mirai Nakada, guide-interprète locale, a noté que « la mémoire de cette affaire commence à s’estomper » dans la région.
Source : DNA
