À 6 années-lumière de la Terre, quatre exoplanètes révèlent un système sans équivalent dans la Voie Lactée

À 6 années-lumière de la Terre, quatre exoplanètes révèlent un système sans équivalent dans la Voie Lactée

Quatre exoplanètes proches de la Terre viennent de livrer leur portrait le plus détaillé. Elles gravitent autour de l’étoile de Barnard, située à un peu moins de six années-lumière. Aucune de ces planètes ne ressemble à celles de notre Système solaire.

Les exoplanètes proches de la Terre occupent une catégorie absente du Système solaire

Après Alpha du Centaure, aucune étoile ne se trouve plus près du Soleil que celle de Barnard. Une étude de l’université de Cambridge, publiée en juillet 2026 dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, indique que ces quatre planètes seraient particulièrement inhospitalières. Xander Byrne, de l’Institute of Astronomy, a dirigé cette recherche. Son équipe a déduit la composition des planètes à partir de celle de leur étoile, révélant des matériaux résistants à la chaleur en proportions similaires.

Découvertes en 2025, ces quatre exoplanètes sont toutes plus petites que la Terre et Vénus, mais dépassent la taille de Mars. Le Système solaire ne compte aucun objet dans cette catégorie, et ces planètes sont classées parmi les sub-Terres. L’étoile de Barnard, quant à elle, possède environ dix milliards d’années.

L’étoile de Barnard présente une quantité de magnésium significativement plus élevée que celle d’autres étoiles. Sur Terre, le magnésium est un élément constitutif des olivines, des minéraux capables de stocker l’eau en profondeur. En revanche, autour de Barnard, cet excès de magnésium favoriserait la formation de périclase, un minéral qui retient beaucoup moins bien l’eau.

Aucune atmosphère n’aurait survécu autour de ces quatre planètes

La proximité de l’étoile explique cette inhospitalité. Même la planète la plus externe orbite dix fois plus près de son étoile que Mercure par rapport au Soleil. De plus, ces mondes possèdent une gravité très faible, ce qui signifie que le rayonnement stellaire pourrait arracher leurs couches gazeuses en peu de temps. Les chercheurs estiment qu’une atmosphère aurait pu survivre au maximum deux milliards d’années, alors que l’âge du système est de dix milliards d’années.

Les quatre planètes sont également en rotation synchrone, montrant toujours le même visage à leur étoile, ce qui entraîne un hémisphère en permanence exposé à la lumière et l’autre plongé dans l’obscurité.

Une résonance orbitale protégerait ces exoplanètes proches de la Terre du chaos

Les systèmes compacts comme celui de Barnard sont souvent instables, avec un risque de collisions entre les planètes. Cependant, ce système semble stable depuis dix milliards d’années. Les trois planètes internes suivent un rythme régulier, avec des périodes orbitales respectant un rapport de 9, 12 et 16. Ce type d’accord orbital, similaire à ceux qui stabilisent les lunes de Jupiter, pourrait empêcher les quatre mondes de dérégler leurs trajectoires respectives.

Aucun de ces quatre mondes ne sera considéré comme un candidat à la vie. Leur intérêt réside dans la méthode utilisée par les chercheurs, qui relie la chimie d’une étoile à celle de ses planètes, ouvrant ainsi de nouvelles pistes pour l’exploration d’autres systèmes. La mission Plato de l’Agence spatiale européenne est d’ailleurs prévue pour traquer des planètes de cette taille.

Source : Université de Cambridge, Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, juillet 2026.

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