La RDC annonce la signature d’un protocole de reddition avec les FDLR
En République démocratique du Congo (RDC), les autorités ont annoncé la signature d’un protocole de reddition par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Ce groupe armé, actif dans l’est du pays, est composé en grande partie d’anciens génocidaires rwandais. La menace qu’il représente a été mise en avant par le Rwanda pour justifier ses interventions en RDC. La neutralisation des FDLR figure parmi les engagements congolais pris lors de la signature de l’accord de paix de Washington.
Le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a révélé cette information lors d’une intervention à la télévision nationale. Il a rappelé l’historique de la présence des FDLR et l’engagement du gouvernement congolais à les désarmer. Une phase de sensibilisation au désarmement avait été initiée en octobre 2025, mais n’avait pas produit de résultats. Une phase de positionnement militaire en mars 2026 aurait relancé les discussions.
Selon le protocole de reddition, dont les détails ne sont pas encore entièrement connus, les FDLR se sont engagés à déposer les armes et à être cantonnés avant de rentrer au Rwanda ou de se rendre dans un pays tiers prêt à les accueillir. Ils ont également promis que ceux visés par la justice seraient jugés. En retour, les FDLR exigent des garanties de sécurité pour leur cantonnement, précisant qu’il doit se faire « dans un camp éloigné des zones de combat et dans un lieu approprié ».
Des questions demeurent quant à la localisation de ce camp de cantonnement et au calendrier de mise en œuvre. Le ministre a indiqué qu’un plan opérationnel, comprenant un chronogramme et un budget, sera présenté dans les jours à venir, la RDC comptant sur le soutien de partenaires pour faire respecter ce protocole.
La seule réaction officielle à ce jour provient du Rwanda, où le ministre des Affaires étrangères a qualifié ce protocole de « non-événement », affirmant qu’il ne respecte pas l’accord de Washington et qu’il constitue une manipulation de Kinshasa.
Source : RFI


