Grâce à eux, on a de l’eau potable, des loisirs et de l’agriculture

L’Office français de la biodiversité (OFB) mène actuellement une étude sur les petits cours d’eau. Dans les hauteurs de Cervières, dans les Hautes-Alpes, une équipe d’ingénieurs effectue des relevés sur ces ruisseaux qui servent d’indicateurs de référence pour évaluer l’état de nos rivières.

Ces petits cours d’eau, connus scientifiquement sous le nom de « cours d’eau en tête de bassin versant », jouent un rôle crucial dans l’alimentation des vallées. L’étude, qui s’étend à la fois en France métropolitaine et en Outre-mer, vise à mieux comprendre ces milieux encore méconnus. Michaël Cagnant, ingénieur en eau et milieux aquatiques à l’OFB, souligne l’importance de ces ruisseaux : « Ces tout petits cours d’eau sont peu connus, car il y a très peu d’études à leur sujet. Ils sont très variés en fonction de la localisation, de la géologie. »

Historically, these waterways have been deemed secondary due to their intermittent flow, yet they are vital for the water cycle and human survival. Caractériser ces milieux peu impactés par l’homme pourrait permettre leur restauration. Cagnant précise : « Ces très petits cours d’eau alimentent 70% de nos grandes rivières. C’est grâce à eux qu’on a de l’eau potable, des activités de loisir, de l’agriculture. »

Le projet a été présenté en ligne et mobilise de nombreux scientifiques conscients des enjeux de la caractérisation de ces milieux préservés. Les mes sont réalisées selon un protocole spécifique, baptisé ROHZACE (Relevés et Observations Hydromorphologiques sur les Zones Amont des Cours d’Eau), qui permet d’établir la géométrie des cours d’eau.

Les collectes de terrain, effectuées à pied, incluent des mes de la largeur et de la hauteur des ruisseaux, ainsi que des observations sur leur pente, sinuosité, granulométrie et habitats aquatiques. Lou Rossano, chargée de mission pour le volet Alpes, indique que chaque collecte couvre une longueur minimale de trente mètres pour garantir une diversité d’habitats.

Cependant, ces cours d’eau subissent de nombreuses pressions anthropiques. Cagnant note : « Depuis de nombreuses années, les aménagements réalisés pour la vie humaine ont relativement impacté ces cours d’eau. » La nécessité de caractériser, protéger et améliorer la connaissance de ces milieux est accentuée par le changement climatique.

Source : Office français de la biodiversité

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