«Il y a une impression de dépossession de nos espaces de fête» : à Paris, la nuit queer broie du noir

La scène festive queer parisienne est en crise. Plusieurs établissements emblématiques ferment leurs portes, laissant la communauté LGBT+ inquiète pour l’avenir de ses lieux de rassemblement.

Le Gibus, club mythique du XIe arrondissement, a annoncé sa fermeture définitive le 31 juillet 2026, après près de 60 ans d’activité. Jean-François Meneboo, son gérant, évoque des charges élevées, des tensions avec le voisinage et une baisse de fréquentation. (durevie.paris)

La Mutinerie, bar queer et féministe du IIIe arrondissement, est également menacée de fermeture en raison de dettes importantes. Fondé en 2012, ce lieu autogéré par et pour les lesbiennes, bisexuelles, queer et personnes trans est un espace festif communautaire. (leparisien.fr)

En mars 2026, cinq bars gays du Marais ont symboliquement annoncé leur fermeture pour dénoncer les pressions administratives et réglementaires croissantes. Cette action visait à attirer l’attention sur les défis auxquels sont confrontés les établissements LGBTQ+ dans un quartier en pleine gentrification. (fugues.com)

Par ailleurs, une enquête menée par l’Association Consentis entre septembre et novembre 2024 a révélé que plus de 80 % des femmes (cis et trans) et personnes non binaires ont déclaré avoir subi des violences sexuelles en milieu festif, contre 60 % en 2018. De plus, 24,9 % des répondants ont subi au moins une violence LGBTQIA+phobe (verbale ou physique). (presseagence.fr)

Ces fermetures et ces statistiques soulignent les défis auxquels est confrontée la scène festive queer parisienne, entre pressions administratives, difficultés économiques et problèmes de sécurité.

(durevie.paris)

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