En Ardèche, la myrtille sauvage en péril
Éparpillées dans les monts d’Ardèche, les myrtilles sauvages, surnommées « or bleu » par les habitants, se sont affichées dès juillet 2026 sur les marchés d’Aubenas et de Privas. Cette précocité soulève des inquiétudes quant aux effets du dérèglement climatique sur cette culture emblématique, dont le département est le premier producteur en France.
La myrtille sauvage, distincte de la myrtille cultivée importée des États-Unis dans les années 1970, a permis de créer une dynamique économique dans un territoire marqué par l’exode rural et la pauvreté. Dominique Allix, maire de Lachamp-Raphaël, petite commune de 70 habitants située à 1300 m d’altitude, souligne que « la myrtille attire des acheteurs de toute la région, qui viennent de Grenoble ou de Marseille ; c’est un atout pour le tourisme ».
La place croissante de la myrtille dans l’économie locale se manifeste par la création de deux événements dédiés : la Fête de la myrtille de Péreyres, instaurée en 1990, et un autre en 2003, célébrant ce fruit à quelques jours et kilomètres d’intervalle. Selon Allix, « l’attrait pour la myrtille nous fait du bien, dans un contexte de désertification et de fermeture des commerces ».
Face à ces enjeux, la pérennité de cette ressource naturelle et son impact sur l’économie locale demeurent des préoccupations majeures pour les acteurs du territoire.
Source : La Vie
