Éducation et violences de genre : « On n’est pas responsable d’être malade. On est responsable de ne pas se soigner »
Les violences de genre continuent de susciter un débat crucial sur la responsabilité individuelle et les facteurs sociétaux. Sarah Barukh, auteure et spécialiste, souligne que les hommes peuvent également être victimes d’une éducation genrée qui façonne leur perception de la masculinité. Selon elle, les hommes sont souvent les cibles de violences physiques, notamment des homicides et des agressions dans l’espace public. Cependant, l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes précise que les femmes restent les principales victimes des violences sexuelles et des violences commises par un partenaire intime.
Barukh met en avant le lien entre l’enfance difficile et la violence, indiquant que les enfants exposés à des violences intra-familiales sont plus susceptibles de reproduire ces comportements à l’âge adulte. Elle insiste sur le fait que, bien que la violence puisse être le résultat de traumatismes, cela ne dégage pas les individus de leur responsabilité d’agir sur leur comportement. Elle déclare : « On n’est pas responsable d’être malade. On est responsable de ne pas se soigner. »
Cette perspective souligne l’importance de dépasser un essentialisme qui associe violence et masculinité. Barukh affirme que les hommes ne sont pas intrinsèquement violents, mais que des facteurs sociétaux et des choix personnels contribuent aux violences de genre. Elle conclut en rappelant qu’il est essentiel de reconnaître qu’une autre voie est possible : « Tous les hommes ne sont pas des cons. »
Source : RTBF
