Armée: Le projet anti-chars de Beat Jans durement critiqué

Armée : Le projet anti-chars de Beat Jans durement critiqué

Le Conseil fédéral souhaite investir davantage dans la cyberdéfense et la défense aérienne, au détriment des chars. Des documents internes révèlent que Beat Jans voudrait même abandonner immédiatement tous les chars, provoquant la consternation des milieux militaires.

Le conseiller fédéral Beat Jans est au cœur de vives critiques de la part des militaires. Erich Muff, président de l’Association des officiers de blindés, a qualifié ces initiatives de « alarmantes et irresponsables ». Les inquiétudes se sont accentuées après qu’un article de Blick a exposé la nouvelle stratégie de défense du Conseil fédéral, qui privilégie les cybercombattants au détriment des chars.

Des documents internes indiquent que le Département fédéral de justice et police envisage de se débarrasser de tous les chars de combat, jugés obsolètes et trop coûteux. Leur remplacement par des drones et des robots serait envisagé comme inévitable.

Les réactions au sein de l’armée sont sévères. Stefan Holenstein, président de l’Association des sociétés militaires suisses (VMG), a exprimé sa consternation face à ce manque de connaissance du sujet. Il souligne que cette approche pourrait créer des lacunes capacitaires impossibles à combler en cas de crise, rendant la Suisse vulnérable.

Les critiques affirment que la guerre en Ukraine démontre l’importance des chars, qui doivent être intégrés dans un système de défense plus large, incluant l’infanterie et les drones. « Il n’y a en effet aucune alternative », a déclaré Muff, insistant sur le fait que la capacité de manœuvre en cas d’urgence nécessite des chars.

L’armée de terre est perçue comme un élément indispensable de la défense globale. Les détracteurs de la stratégie de Beat Jans estiment que la réduction du nombre de chars compromettrait un savoir-faire acquis au fil des décennies. La position du Département fédéral de justice et police est jugée irresponsable par les experts, alors que les États voisins continuent d’investir massivement dans leurs forces terrestres.

La nécessité d’une politique de sécurité fondée sur une expertise militaire est mise en avant, avec des interrogations sur les responsabilités en cas d’échec de cette nouvelle orientation. Erich Muff appelle à la prudence, affirmant que les décisions actuelles mettent en danger la sécurité de la Suisse.

Source : Blick

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