Les partis politiques belges bénéficient de 84 millions d’euros supplémentaires grâce à l’augmentation du nombre d’électeurs
Les finances des partis politiques en Belgique ont connu une notable augmentation au cours des deux dernières décennies, en grande partie grâce à un mécanisme de financement qui ajuste les montants alloués en fonction de l’évolution du corps électoral.
La forte hausse du nombre d’électeurs a permis aux partis politiques belges d’accroître leurs ressources de plus de 84 millions d’euros depuis 2003. Ce mécanisme est fondamental au système de financement des partis et représente près de deux tiers des fonds propres cumulés par ces derniers durant cette période, selon le site d’information indépendant Apache, qui est alimenté par des journalistes d’investigation.
Apache a également révélé que les partis politiques belges avaient, collectivement, gagné encore 11,9 millions d’euros en 2025. Cette analyse a également mis en lumière une augmentation des subventions accordées aux partis, qui ont crû de près de 2,8 millions d’euros. Ce chiffre étonne, surtout dans le contexte où le gouvernement De Wever avait précédemment annoncé qu’un saut d’index permettrait de réaliser une économie d’« au moins 5 millions d’euros » sur les subventions.
Plus d’électeurs, plus de voix… et donc plus d’argent
Cette augmentation des subventions publiques s’explique par la hausse du nombre de suffrages exprimés. Au fil des années, le nombre de Belges ayant le droit de vote a augmenté, et la majorité des subsides perçus par les partis politiques est calculée selon le nombre de voix obtenues. En somme, plus il y a d’électeurs, plus il y a de voix, et par conséquent, plus il y a d’argent dans les caisses des partis.
Source : Apache.
