À midi, on mange quoi : le garba, plat national ivoirien
Le garba, un plat typique de la Côte d’Ivoire, s’impose comme le champion incontesté des pauses déjeuner à Abidjan. Composé d’attiéké, une semoule de manioc, et de « faux-thon », des restes de thon récupérés au port, il est devenu un incontournable grâce à son prix attractif d’environ 1 000 francs CFA (soit environ 1,50 euros) par repas.
Contexte factuel
Dans le quartier de Cocody à Abidjan, le garbadrome d’Issa attire chaque jour des dizaines de clients. Situé à proximité d’un lycée et d’une université, ce petit restaurant est pris d’assaut à l’heure du déjeuner. Le propriétaire, débordé, prépare des sachets à emporter contenant du thon frit, de l’attiéké et un condiment à base d’oignons, de tomates et de piment.
Un client nigérien souligne l’importance de la fraîcheur des produits : « Le poisson, on va le chercher au port de pêche. Chaque jour, on va le chercher là-bas. » Emmanuelle et Alice, deux archivistes, précisent que la taille des morceaux de thon est cruciale pour bien profiter de leur plat.
Données ou statistiques
Le garba, qui doit son nom à Dicoh Garba, ancien ministre ivoirien de la production animale, a vu le jour dans les années 1970 grâce à une politique de redistribution des restes de thon. Ces produits, auparavant destinés à la poubelle, sont désormais la base d’un système de lutte contre le gaspillage. Actuellement, les mareyeurs achètent ce « faux-poisson » pour environ 600 francs CFA le kilo (environ 0,90 euros), soit 30 % moins cher que le thon normal. En 2020, Abidjan comptait au moins 2 000 garbadromes, certains servant jusqu’à 500 clients par jour.
Conséquence directe
Le garba est ainsi devenu un plat économique et nourrissant, favorisant la convivialité et l’accessibilité alimentaire pour de nombreux Ivoiriens.
Source : RFI
