MaPrimeRénov’ : un effondrement des demandes de 75 %
Le dispositif MaPrimeRénov’ a enregistré une chute dramatique de 75 % de ses demandeurs en seulement six mois. Selon l’Agence nationale de l’habitat (Anah), le nombre de dossiers de rénovation globale est passé de 7 500 à 10 000 par mois en 2025 à seulement 2 500 au premier semestre 2026. Cette baisse significative affecte un secteur déjà fragilisé et remet en question la viabilité économique de milliers d’entreprises spécialisées dans la rénovation énergétique.
Contexte factuel
La chute des demandes a commencé en janvier 2026, après que le gouvernement a imposé des restrictions budgétaires fin 2025, réduisant les montants d’aides et resserrant les critères d’éligibilité. Pour les ménages modestes, le reste à charge moyen pour une rénovation globale a augmenté de 30 % à 40 %, rendant de nombreux projets inaccessibles.
Données ou statistiques
Les ménages à revenus intermédiaires, qui ne peuvent bénéficier des aides renforcées destinées aux plus précaires, sont particulièrement touchés. De plus, 36,2 % des petites copropriétés anciennes présentent des logements classés F ou G, mais peinent à mobiliser les fonds nécessaires. Le secteur de la rénovation énergétique, qui employait 150 000 personnes fin 2025, prévoit une contraction d’activité de 40 % pour 2026.
Conséquence directe
L’effondrement des demandes de MaPrimeRénov’ soulève des questions cruciales sur le financement des rénovations énergétiques en France, alors que le pays vise des objectifs de neutralité carbone. Sans un soutien public stable, de nombreux ménages pourraient se retrouver dans l’incapacité de réaliser les travaux nécessaires pour améliorer l’efficacité énergétique de leur logement.
Source : Agence nationale de l’habitat (Anah)
