Une fuite de données « sans précédent » frappe des milliers de diplomates dans le monde
Une cyberattaque majeure a récemment été révélée, compromettant les données personnelles de milliers de diplomates sud-coréens, tant en poste qu’à la retraite. Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a confirmé que l’intrusion, qui a duré dix mois, a été détectée en février 2026, mais n’a été rendue publique qu’en juillet de la même année.
Contexte factuel
L’attaque a débuté en avril 2025, lorsque le pirate informatique a exploité une vulnérabilité zero-day dans le serveur du système de formation en ligne de l’Académie diplomatique nationale. Cette faille lui a permis d’acquérir des privilèges d’administrateur, lui donnant un accès quasi complet à l’infrastructure.
« Cette attaque a été menée grâce à une autorisation logicielle standard, après un accès au système via une faille de type zero-day, une vulnérabilité dont les développeurs du logiciel n’avaient pas connaissance. Cela a rendu sa détection difficile par les moyens habituels », a déclaré le ministère des Affaires étrangères.
Données ou statistiques
La fuite concerne les données d’au moins 6 000 diplomates, et l’agence de presse sud-coréenne Yonhap estime que le nombre total de victimes pourrait atteindre 10 000, représentant la quasi-totalité du personnel diplomatique sud-coréen. Plusieurs centaines de diplomates concernés sont actuellement en poste à l’étranger.
Conséquence directe
Les autorités sud-coréennes ont réagi en coupant le réseau de formation concerné et en lançant des investigations approfondies pour déterminer l’ampleur de la fuite et identifier les responsables. Le ministère a précisé qu’aucune information sensible, telle que des numéros d’identification ou des adresses personnelles, n’avait été compromise.
Le gouvernement n’exclut aucune possibilité quant à l’identité de l’attaquant, y compris des groupes de piratage étrangers, avec des soupçons se tournant vers la Corée du Nord et la Chine.
Source : 01net
