Incendies en Gironde : La famille Desvignes trouve refuge dans une ferme des Deux-Sèvres
Au moins 220 000 personnes ont été évacuées en Gironde en raison des incendies impressionnants. C’est le cas de la famille Desvignes qui s’est réfugiée dans un gîte dans les Deux-Sèvres. Mais en apprenant leur histoire, la propriétaire leur a proposé de leur prêter sa maison gratuitement.
Évacuée le vendredi 24 juillet d’Arès, en Gironde, où sévissent les incendies, la famille Desvignes, accompagnée des grands-parents et de quatre chiens, a quitté son domicile pour se mettre à l’abri à 250 km. Ils ont trouvé refuge dans une ferme à Villemain, dans les Deux-Sèvres. Nicolas Desvignes, le père de famille, explique : « On a été évacués d’Arès vendredi. On s’est retrouvés chez des amis à 15 km, à Audenge, mais on a encore été évacués le soir même. On est venus en famille. On a réservé jusqu’à mercredi et ensuite on verra. »
La situation était chaotique à Arès, avec des flammes proches de leur maison. Émilie Desvignes témoigne : « Les flammes étaient vraiment très proches de la maison, donc on a vécu cela de très près. C’était chaotique. On voyait les flammes par la fenêtre. Aujourd’hui, j’ai toujours envie de pleurer, mais je me sens en sécurité. »
À Villemain, leur gîte est situé sur l’exploitation de Delphine Georgelet, éleveuse de chèvres. En apprenant leur situation, elle a proposé sa maison, car elle partait voir son père sur l’île d’Oléron. « Je ne vais pas les laisser dans la galère. Cela me semble normal », déclare-t-elle. Elle s’est également inscrite sur la liste des agriculteurs pour recueillir des animaux, affirmant : « On ne peut pas laisser des gens tout perdre sans rien faire. »
Delphine Georgelet a elle-même connu des incendies dans son enfance, un traumatisme qui l’a poussée à agir. Pour la famille Desvignes, cette solidarité est touchante. Émilie réagit : « C’est quelqu’un qu’on ne connaît pas du tout qui nous recueille. Elle n’a pas du tout hésité, c’est magnifique. De voir cet élan de solidarité, c’est touchant. »
Cependant, l’angoisse persiste. Bien que leur maison soit pour l’instant intacte, la famille a laissé ses trois chats sur place. Émilie s’inquiète : « Cela me fait peur de revenir. J’espère que les chats vont tenir parce que je pense qu’ils avaient de la nourriture seulement pour quelques jours. »
En attendant, la famille Desvignes est en sécurité, loin du chaos des incendies, mais les souvenirs de cette épreuve restent présents.
Source : France Télévisions
