Gravir à mains nues les 508 mètres de la Taipei 101 : “S’il veut survivre, il n’a droit à aucune erreur”
Le sommet de la tour Taipei 101 à Taïwan est surmonté d’une boule métallique. C’est sur sa surface lisse et sphérique qu’Alex Honnold a, après une heure et trente et une minutes d’ascension en solo, finalement posé les pieds. Il s’est dressé, s’est penché pour regarder la terre qui s’étendait 508 mètres en contrebas, a souri et s’est pris en selfie. “On est bien en 2026”, a alors commenté la journaliste Elle Duncan, chargée d’animer l’émission diffusée en direct sur Netflix.
Grâce à l’oreillette qui lui a permis à la fois d’écouter du metal et de maintenir un contact avec le reste du monde, le grimpeur américain n’a pas caché sa fatigue. La fin de l’ascension s’est avérée plus exigeante que prévu. Il a été obligé de tirer davantage sur ses bras qu’il ne l’avait imaginé et a senti l’acide lactique l’envahir. Les téléspectateurs du monde entier ont suivi cette performance qui, bien qu’impressionnante, a suscité des inquiétudes. Voir un mortel évoluer au-dessus du vide sans aucune sécurité et en direct reste dérangeant. “Ce n’est pas normal, tout ça”, répétait Seth Rollins, le catcheur convié par Netflix pour commenter la performance, soulignant ainsi le malaise ambiant.
Cette ascension a mis en lumière les risques inhérents à l’escalade libre, une discipline qui exige une préparation minutieuse et une concentration maximale. Honnold, figure emblématique de ce sport, a une fois de plus démontré son incroyable talent, mais a également rappelé les dangers que cela implique.
Source : Le Temps
