Deux enquêtes ouvertes après le suicide de Joris à Châtonnay en Isère
Deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Vienne suite au suicide d’un jeune homme de 21 ans, Joris, survenu le 13 juillet dernier à Châtonnay, en Isère. Une enquête de flagrance a été initiée pour déterminer les causes de sa mort, tandis qu’une seconde vise à examiner des menaces de mort réitérées, du harcèlement moral, des provocations au suicide et des injures à caractère raciste.
Le corps de Joris a été retrouvé le lendemain de son décès, avec une carabine à proximité. Le médecin légiste a confirmé qu’il s’agissait d’un suicide par arme à feu. Selon l’avocate de sa famille, Joris subissait régulièrement des insultes et des humiliations de la part de jeunes de sa commune et de celle voisine, Saint-Jean-de-Bournay, en raison de ses origines algériennes.
La famille de Joris a lancé un appel à témoins sur Facebook, cherchant des informations sur les événements entourant une fête foraine à Saint-Jean-de-Bournay le 30 juin. Dans leur message, ils expriment leur douleur, déclarant : « Chaque information, même si elle vous paraît minime, peut être utile à l’enquête. Aujourd’hui, notre famille est brisée. »
L’association SOS Racisme a apporté un soutien juridique à la famille, qui a déposé plainte le 17 juillet pour des actes de harcèlement moral et d’injures subis entre 2024 et 2026. L’avocate a précisé que Joris avait partagé ses souffrances avec son père, mentionnant des moqueries répétées de la part de jeunes du club de rugby local.
Des responsables politiques, dont Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure, ont exprimé leur indignation sur les réseaux sociaux, qualifiant cette tragédie de « meurtre par harcèlement » et affirmant que « le racisme tue psychiquement ».
Cette affaire met en lumière les conséquences tragiques du harcèlement et du racisme, rappelant l’importance de la sensibilisation et de la prévention dans les communautés.
Source : Franceinfo