L’impératif absolu de protéger nos enfants : le club de Côme interdit le jeu aérien pour les moins de 10 ans
Le club de football de Côme, évoluant en Serie A, a récemment annoncé la mise en place d’un programme visant à « réduire les impacts à la tête évitables ». Cette initiative comprend l’interdiction du jeu aérien pour les joueurs de moins de 10 ans, tant en entraînement qu’en match.
Raphaël Varane, champion du monde 2018 et membre du conseil d’administration de Côme, a joué un rôle clé dans l’élaboration de ce plan. Dans une interview accordée au quotidien L’Équipe en 2024, il avait déjà exprimé ses préoccupations concernant les commotions cérébrales subies durant sa carrière, appelant à une meilleure prévention et prise en charge.
« J’ai déjà évoqué à plusieurs reprises la nécessité de prendre au sérieux les chocs à la tête dans le football et l’impératif absolu de protéger nos enfants », a déclaré Varane sur le site du club. Il souligne que pour les jeunes joueurs, il est essentiel de mettre en place des règles claires et un encadrement approprié, afin de garantir leur sécurité.
Le programme de Côme interdit les têtes à l’entraînement et en match pour les moins de 10 ans, et impose des restrictions similaires pour les joueurs de moins de 11 ans. Ces derniers pourront être initiés au jeu de tête en fin de saison avec un ballon léger. Les catégories d’âge supérieures seront progressivement familiarisées avec le jeu aérien, avec un nombre limité de têtes par séance.
Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large où plusieurs pays, dont la France, ont déjà pris des mes similaires. La Fédération française de football a interdit le jeu de tête pour les catégories allant des moins de 6 ans aux moins de 9 ans. De plus, des pays comme l’Angleterre, l’Écosse, le pays de Galles et l’Irlande ont supprimé le jeu de tête lors des entraînements pour les équipes de moins de 12 ans.
Face aux préoccupations croissantes concernant les conséquences des commotions cérébrales, ces initiatives visent à protéger les jeunes joueurs et à sensibiliser l’ensemble du milieu sportif aux risques associés au jeu aérien.
Source : La Dépêche
