De l’eau liquide, il y en a partout dans l’Univers
La recherche spatiale continue de révéler des informations fascinantes concernant la présence d’eau dans notre système solaire. Des études récentes sur les lunes de Jupiter, Europe, Ganymède et Callisto, indiquent qu’elles pourraient abriter des océans d’eau liquide sous leurs surfaces glacées.
Contexte factuel
La découverte de ces lunes remonte à Galilée, qui en 1610 a observé quatre points lumineux autour de Jupiter, les identifiant comme des satellites. Les connaissances sur ces lunes ont peu évolué jusqu’à la fin du XXe siècle. Entre 1969 et 1971, des mes photométriques ont suggéré la présence de glace d’eau sur certaines lunes de Jupiter et de Saturne. Les sondes Pioneer 10 et 11, qui ont survolé Jupiter en 1973, n’ont pas pu confirmer la nature des surfaces, mais les sondes Voyager 1 et 2, en 1979, ont fourni des images claires d’Europe, révélant sa croûte de glace.
Données ou statistiques
Les travaux de John Lewis au MIT en 1971 ont suggéré que des éléments radioactifs dans le noyau de ces lunes pourraient générer suffisamment de chaleur pour maintenir un océan sous la croûte glacée. En 1979, Stan Peale et ses collègues ont proposé que les forces de marée exercées par Jupiter contribuaient également à cette chaleur. Ces forces de marée sont responsables de l’activité volcanique sur Io, une autre lune de Jupiter, et pourraient également alimenter les océans d’Europe.
La distance des lunes à Jupiter joue un rôle dans la dynamique de ces océans. Europe, à 671 000 kilomètres de Jupiter, pourrait avoir un océan situé entre 10 et 30 kilomètres sous la surface, tandis que Ganymède et Callisto, à 1 et 1,8 million de kilomètres respectivement, auraient des océans plus profonds, pouvant atteindre 100 kilomètres sous la surface.
Conséquence directe
La présence potentielle d’eau liquide sur ces lunes soulève des questions sur l’habitabilité et la chimie prébiotique, renforçant l’idée que l’eau pourrait être un élément commun dans l’Univers. Les futures missions, telles que les sondes Europa Clipper et Juice, visent à explorer ces mondes et à analyser les panaches de vapeur d’eau détectés, ce qui pourrait fournir des informations cruciales sur la composition de ces océans cachés.
Source : Pour la Science
