Un gène pourrait expliquer une partie des dégâts du tabac sur les poumons
La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) se classe comme la troisième cause de mortalité mondiale. Bien que le tabagisme soit le principal facteur de risque associé à cette maladie, il est à noter que tous les fumeurs ne développent pas la BPCO, ce qui suggère l’existence de facteurs génétiques sous-jacents.
Dans ce cadre, des chercheurs du Centre d’Infection et d’Immunité de Lille, notamment Layal Massara et Philippe Gosset, ont identifié un polymorphisme de la sous-unité α5 du récepteur nicotinique de l’acétylcholine (rs16969968) qui semble augmenter le risque de lésions pulmonaires causées par la fumée de cigarette ainsi que le développement de la BPCO. Ce variant génétique est associé à une élévation des niveaux d’inflammation, à l’activation des lymphocytes Tγδ, et à une augmentation de TNF-α, en lien avec une altération de la signalisation nicotinique dans les macrophages.
Chez les individus, ce polymorphisme est courant parmi les patients atteints de BPCO et est fortement corrélé à une inflammation systémique accrue. Ces résultats mettent en lumière rs16969968 comme un marqueur génétique crucial dans le développement de la BPCO, soulignant ainsi la nécessité d’un suivi renforcé pour les fumeurs porteurs de ce variant.
L’article complet est publié dans l’American Journal of Respiratory Cell and Molecular Biology.
(Source : Institut Pasteur de Lille)
