Les données géographiques du téléphone de Cédric Jubillar relancent la piste d’une possible préméditation
Au cours de l’instruction, des données GPS issues du smartphone de Cédric Jubillar ont été identifiées autour du champ de Mailhoc, dans le Tarn, où les restes de Delphine Aussaguel ont récemment été retrouvés. Cédric Jubillar pourrait avoir consulté cette zone sur son application Google Maps le 5 décembre 2020, soit dix jours avant la disparition de l’infirmière.
Contexte factuel
Cédric Jubillar, peintre-plaquiste âgé de 38 ans, est accusé du meurtre de son épouse, Delphine Aussaguel, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, près d’Albi. Après plusieurs années de dénégations, il a reconnu être à l’origine de sa mort dans une lettre adressée à ses avocats en juillet 2026. Les ossements de la victime ont été exhumés le 16 juillet 2026, grâce aux indications fournies par Jubillar.
Données ou statistiques
Les enquêteurs ont examiné les données de géolocalisation de son smartphone. Selon un rapport, Cédric Jubillar aurait été localisé le 5 décembre 2020, à quelques centaines de mètres du champ de Mailhoc, où il a révélé avoir dissimulé le corps de son épouse. Ce point de localisation est d’autant plus significatif qu’il coïncide avec la période précédant sa disparition.
Conséquence directe
Pour Philippe Pressecq, avocat de la cousine de Delphine Aussaguel, ces éléments pourraient « caractériser la préméditation ». La justice devra examiner si ces données suffisent à établir une intention criminelle de la part de Cédric Jubillar, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Source : Franceinfo
