Alcool : « -18, ça passe pas »… Les épiceries lancent une campagne nationale contre la vente aux mineurs
Ce mardi, la fédération de l’épicerie et du commerce de proximité (FECP) a annoncé le lancement d’une campagne intitulée « -18, ça passe pas », visant à « renforcer le respect de l’interdiction de la vente d’alcool aux mineurs ». Cette initiative sera déployée dans 5.000 magasins à travers la France.
Cette campagne fait suite à des tests réalisés en 2025 par l’association Addictions France, qui a révélé que près de 90 % des commerces enfreignent la loi en vendant de l’alcool à des mineurs. L’enquête a été menée dans des établissements de petite et grande distribution dans les villes d’Angers, Nantes et Rennes.
L’application de la loi « peut donner lieu à des situations délicates »
La FECP prévoit de développer cette campagne au sein des enseignes adhérentes, telles que Carrefour Proximité, Casino, Franprix, U Proximité France et Francap (Coccinelle, G20). Selon Virginie Grimault, déléguée générale de la FECP, cette campagne répond à une « demande forte » du terrain, notamment pour « dédramatiser l’exigence de la pièce d’identité » auprès du grand public.
Benoît Soury, président de la FECP, souligne que l’application de la loi, bien que simple en apparence, peut entraîner des situations délicates. Il insiste sur la responsabilité d’aider les équipes à appliquer sereinement cette règle essentielle de protection des mineurs.
Un livret et des formations pédagogiques pour les commerçants
Un livret pédagogique sera mis à disposition des commerçants, offrant des « réponses concrètes » face aux situations les plus fréquentes, telles que la contestation d’un client ou l’achat pour autrui. Cette initiative sera complétée par des formations existantes, entièrement financées par la branche professionnelle, ainsi qu’un site dédié (capassepas.fr).
En septembre dernier, le discounter Lidl a été condamné par la justice française pour avoir vendu de l’alcool à un mineur, décédé en 2021. La Cour de cassation a rejeté le pourvoi du distributeur, qui avait été condamné en appel à une amende de 5.000 euros pour avoir vendu de la vodka à un adolescent de 16 ans, mort dans un accident de scooter.
Source : 20 Minutes.
