Victime d’une course-poursuite, un Dijonnais lance un appel à témoins
Le 22 juillet dernier, un Dijonnais a lancé sur ses réseaux sociaux un appel à témoins. Dans une vidéo, il explique avoir été victime d’une course-poursuite qui s’est soldée par un accrochage. Encore sous le choc, il a porté plainte et cherche des preuves supplémentaires de sa mésaventure.
« Je ne sais pas trop par où commencer cette vidéo », annonce Arthur sur Instagram. Il raconte avoir été impliqué dans une course-poursuite dans le quartier de la Toison d’Or à Dijon (Côte-d’Or). Les faits se sont déroulés le 20 juillet, vers 20 heures, alors qu’Arthur et sa compagne circulaient sur la rocade près de la sortie du Zénith. « On allait faire nos courses, j’étais en train de dépasser lorsque d’un coup, j’ai vu un véhicule arriver à toute vitesse derrière moi et me coller », se remémore-t-il.
Au début, Arthur ne s’inquiète pas et tente de calmer le conducteur en lui faisant des « mouvements de main ». Néanmoins, le conducteur mécontent décide de doubler Arthur en passant sur la bande d’arrêt d’urgence et lui rentre dedans. « L’arrière de son véhicule a tapé l’avant du mien », précise-t-il.
Arthur fait alors signe à l’automobiliste de prendre la prochaine sortie pour remplir un constat, mais celui-ci refuse et continue de rouler. Le couple appelle le 17, mais le conducteur prend la fuite. « Trente secondes plus tard, on le voit arriver à toute vitesse dans notre rétroviseur. Pour être honnête, on a eu peur à ce moment-là », confie Arthur.
Une course-poursuite s’engage alors avenue de Langres, où les deux voitures se retrouvent au même niveau. « Là, on a descendu la fenêtre. Il m’a insulté de tous les noms. Il m’a dit « je vais te taper », « ferme ta gueule » », raconte Arthur. L’homme descend de sa voiture, et Arthur, comprenant le danger, prend la fuite vers le parking de la gendarmerie. Les gendarmes réussissent à convaincre l’agresseur de repartir.
Depuis cet incident, Arthur et sa compagne redoutent d’être suivis. « Je suis allé porter plainte dans la peur de tomber sur lui à tout moment. Je me suis fait tout un tas de films », avoue-t-il. Pour rassembler des preuves, il a lancé un appel à témoins, espérant obtenir des images de caméras embarquées, car de nombreux automobilistes circulaient sur la route à ce moment-là. À ce jour, il n’a pas reçu de réponse concluante.
Quelques jours après l’accident, le couple est encore sous le choc. « Le matin, quand je vais au travail, que ce soit en voiture, à pied ou à vélo, je me dis qu’à tout moment, il peut me reconnaître et tourner le volant pour me shooter sur le trottoir », déclare Arthur. Il essaie de surmonter ses craintes en reprenant la même route.
L’enquête de police devrait prendre plusieurs semaines avant que des réponses soient fournies.
Source : France 3 Régions
