Drame de Crépol : l’avocat de deux victimes salue la reconnaissance du racisme anti-Blancs
L’affaire de Crépol, qui a suscité de vives réactions, a pris un tournant significatif. L’Agrif (Association de défense des intérêts des Français) a engagé des démarches pour obtenir la reconnaissance du racisme anti-Blancs, une demande qui a été jusqu’ici rejetée. C’est Maître Jérôme Triomphe, avocat de deux victimes, qui a exprimé sa satisfaction suite à cette évolution.
Depuis sa création en 1984, l’Agrif se consacre à la lutte contre les racismes anti-Français et antichrétiens, et plus récemment, contre le racisme anti-Blancs, phénomène en augmentation selon l’association. Des témoignages recueillis par Le Dauphiné Libéré ont rapporté des propos tels que : « On est là pour planter des Blancs », prononcés par des agresseurs. Dès le 22 novembre 2023, Maître Triomphe a écrit au procureur pour se constituer partie civile et demander la qualification des faits avec la circonstance aggravante de racisme anti-Blancs. Cependant, l’ouverture d’une information judiciaire a été demandée sans cette qualification.
Le 4 décembre, le procureur a reconnu l’existence de neuf témoignages faisant état de propos hostiles envers les Blancs, tout en niant le mobile raciste. Pendant près de trois ans, l’Agrif a continué à soulever cette circonstance aggravante. Finalement, le 17 juin, deux victimes ont sollicité l’assistance de l’Agrif pour faire reconnaître cette qualification.
La situation a nécessité l’examen d’un dossier volumineux pour soumettre des observations aux juges d’instruction. Bien que cette circonstance aurait dû être considérée dès le début, elle a finalement été retenue.
Concernant les peines encourues, le meurtre et la tentative de meurtre sont passibles de 30 ans de réclusion criminelle, mais la réclusion criminelle à perpétuité peut être appliquée en cas de circonstances aggravantes telles que le racisme. Les débats devant la cour d’assises des mineurs, qui jugera les responsables, seront cruciaux pour l’examen de ces faits.
Les juges devront rendre une ordonnance de règlement qui pourrait mener à une mise en accusation. Les parties concernées auront la possibilité d’interjeter appel. Cette affaire soulève également des questions sur la reconnaissance du racisme anti-Blancs dans le débat public, où certains continuent de le contester.
L’Agrif a plaidé plusieurs affaires emblématiques sur ce sujet, renforçant l’idée que la reconnaissance des circonstances aggravantes est essentielle pour la justice.
Source : Le JDD
