Coupe du Monde 2026 : le Maroc n’est plus un invité surprise
Quatre ans après sa demi-finale historique au Qatar, le Maroc arrive aux États-Unis avec un nouveau sélectionneur, une génération renouvelée et une exigence accrue : confirmer son statut. Le coup d’envoi sera donné le 14 juin face au Brésil.
Le poids du statut
Le parcours du Maroc lors de la Coupe du Monde 2022 a modifié la perception de l’équipe. Autrefois considérée comme une outsider, elle est désormais attendue avec impatience. En tant que premier pays africain à atteindre les demi-finales d’un Mondial, les Lions de l’Atlas entrent dans cette compétition avec un nouveau statut. Carlo Ancelotti, sélectionneur du Brésil, a déclaré que le Maroc est « l’adversaire le plus dangereux » du groupe, soulignant l’importance de cette équipe.
Le groupe C comprend le Brésil, le Maroc, l’Écosse et Haïti. Les deux premières places sont disputées par le Brésil et le Maroc, tandis que l’Écosse et Haïti représentent des défis significatifs. La priorité pour le Maroc sera de s’asr la première place du groupe.
Ouahbi : rupture ou continuité ?
Mohamed Ouahbi, nommé sélectionneur il y a trois mois, fait face à une transition générationnelle. Il a pris des décisions marquantes, notamment l’éviction de Youssef En-Nesyri, absent pour la première fois d’une grande compétition depuis dix ans. Le groupe conserve des éléments clés de la victoire à la CAN 2025, comme Bounou, Hakimi et Mazraoui, tout en intégrant de nouveaux talents comme Ayoub Bouaddi, 18 ans, de Lille.
14 juin, New York : le test de vérité
Le Maroc débutera sa campagne au MetLife Stadium de New York contre le Brésil. Un bon résultat pourrait positionner les Lions comme de sérieux prétendants pour la suite du tournoi. Le match contre l’Écosse, prévu le 20 juin à Boston, sera crucial pour la qualification. Haïti, le 25 juin à Atlanta, représente également un défi à ne pas sous-estimer.
Ce que ce Mondial dit du football africain
Neuf équipes africaines participent à ce Mondial élargi à 48 nations : Maroc, Égypte, Sénégal, Algérie, Côte d’Ivoire, Cap-Vert, Afrique du Sud, Tunisie et Ghana. Cette représentation accrue témoigne d’une évolution significative du football africain. Le Maroc a l’opportunité de confirmer sa performance de 2022, et un parcours en demi-finale ou mieux pourrait établir une nouvelle norme pour le football sur le continent.
L’enjeu dépasse le cadre sportif, illustrant la capacité du football africain à définir ses propres standards d’excellence. Le Maroc de 2026 en est l’exemple le plus abouti.
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