VIDÉO. Protoxyde d'azote :

Protoxyde d’azote : une solution innovante pour recycler les bonbonnes à Chambéry

L’usage récréatif du protoxyde d’azote, un gaz hilarant dangereux pour la santé et l’environnement, met la filière des déchets sous pression. Un dispositif innovant a été mis en place à Chambéry pour vider les résidus de gaz et recycler les bonbonnes en toute sécurité.

Les arrivages sont permanents. Des bacs entiers de bonbonnes de protoxyde d’azote, collectées dans toute la région, déferlent chaque jour au centre de tri des déchets de Chambéry (Savoie). Même vidées, ces bouteilles contiennent encore des résidus de gaz, ce qui les rend dangereuses. Pascal Melaye, responsable de la plateforme des déchets dangereux chez Trialp, souligne : « Le contenant vide est assez lourd, alors on a du mal à savoir s’il en reste beaucoup ou peu. » Pour garantir le vide total, un test est effectué sur chaque bouteille.

Grâce à un système de vannes et de pression, le dispositif permet d’extraire tout le gaz résiduel, traitant jusqu’à 20 bouteilles par heure. Cette me est essentielle, car les résidus de protoxyde d’azote provoquent régulièrement des explosions dans les centres de traitement des déchets.

Lorsqu’elles sont mélangées aux déchets ménagers, ces bonbonnes peuvent exploser dans les fours d’incinération, causant des dégâts considérables. Selon Suez, ce phénomène coûte 37 millions d’euros par an à la filière des déchets. Grâce à ce procédé de dégazage, le protoxyde d’azote est neutralisé avant que l’acier des bonbonnes ne soit recyclé. En France, plusieurs millions de ces bouteilles sont collectées chaque année, un chiffre en constante augmentation.

Estelle Ezzeddine, directrice générale de Trialp, indique : « On a été vraiment submergés par des quantités de bouteilles laissées sur la voie publique. Il a fallu structurer la filière de déchets, qui ne l’est pas encore sur ces sujets-là. » L’augmentation du nombre de bonbonnes traitées s’explique par l’explosion de la consommation récréative de ce gaz, particulièrement chez les jeunes. Selon l’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes, le protoxyde d’azote présente des risques majeurs pour la santé : troubles neurologiques, complications vasculaires et psychiatriques, voire dépendances sévères.

Aujourd’hui, le phénomène s’amplifie avec l’apparition de bonbonnes parfumées et de bouteilles aux couleurs de séries populaires chez les jeunes. À Chambéry, 6 000 bonbonnes sont traitées chaque année.

Source : France Télévisions

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *