Cédric Jubillar : Détails du récit de la mort de Delphine révélés
Le procès en appel de Cédric Jubillar, initialement prévu en septembre 2023, a été reporté au premier semestre 2027. Le 21 juillet, des éléments clés de son témoignage ont été publiés, dans lequel il affirme avoir étranglé son épouse, Delphine, lors d’une dispute. Il a déclaré : « Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou. »
Cédric Jubillar a également décrit les circonstances entourant la disposition du corps de sa femme. Selon ses dires, après l’avoir étranglée, il l’aurait transportée sur son dos et déposée dans le coffre de sa voiture, en prenant soin de ne pas réveiller les voisins : « J’ai descendu la rue au point mort pour ne pas réveiller les voisins, j’ai démarré en bas. »
L’enquête soulève des questions sur la préméditation de son acte. Des données géolocalisées montrent que le téléphone de Jubillar a été localisé près du lieu où des ossements ont été découverts, dix jours avant la disparition de Delphine, survenue un samedi matin entre 7h12 et 7h14.
La question se pose alors : pourquoi les gendarmes n’ont-ils pas fouillé ce champ, situé à dix minutes du domicile des Jubillar ? Rémi Geraud-Stewart, expert en téléphonie judiciaire, explique que la géolocalisation ne permet pas de déterminer précisément les déplacements. « On ne peut pas établir exactement où il était », indique-t-il, précisant que le téléphone était à proximité d’une borne dans un rayon de deux kilomètres.
Cédric Jubillar a également affirmé avoir caché le corps dans un tas de compost, ce qui soulève des doutes quant à la spontanéité de ses actions. Me Philippe Pressecq, avocat de la cousine de Delphine, soutient qu’il est peu probable qu’il ait agi au hasard dans la nuit, soulignant qu’il aurait été difficile de discerner l’emplacement d’un tas de fumier.
La justice dispose jusqu’au 19 avril 2024 pour approfondir cette affaire, qui est désormais qualifiée de féminicide.
Source : Franceinfo
