Chikungunya dans le Tarn : après Castres, un premier cas autochtone confirmé à Saint-Amans-Soult, enquête en cours pour traquer le moustique tigre

Chikungunya dans le Tarn : un premier cas autochtone confirmé à Saint-Amans-Soult

Un cas autochtone de chikungunya a été confirmé à Saint-Amans-Soult par l’Agence régionale de santé (ARS). Ce vendredi, la commune a annoncé l’annulation du marché des producteurs prévu dans la soirée, « par me de précaution et dans l’attente des premiers résultats des investigations ». Ce cas est considéré comme autochtone, car la personne contaminée n’aurait pas contracté le virus lors d’un voyage à l’étranger ou dans une autre région touchée. Le chikungunya est transmis par la piqûre d’un moustique tigre femelle infecté. La confirmation de ce cas entraîne la mise en place de plusieurs opérations sanitaires dans la commune.

Une enquête entomologique est actuellement menée pour rechercher la présence de moustiques tigres et identifier leurs lieux de reproduction. Si l’insecte est confirmé, des opérations ciblées de démoustication seront réalisées dans les secteurs concernés. Des recherches de cas seront également effectuées dans le voisinage de la personne contaminée. Les professionnels de santé du territoire ont été sensibilisés pour permettre une détection rapide de nouveaux cas.

La mairie appelle les habitants à faciliter l’intervention des équipes de démoustication et des enquêteurs épidémiologistes, qui sont munis d’une carte professionnelle. Les symptômes du chikungunya incluent une forte fièvre d’apparition brutale, des douleurs articulaires et musculaires, des maux de tête, ainsi que des nausées ou des vomissements. Les personnes ayant fréquenté Saint-Amans-Soult récemment et présentant ces symptômes sont invitées à consulter rapidement leur médecin.

Pour limiter les risques, les autorités sanitaires recommandent l’utilisation de répulsifs cutanés, la protection des bébés et des personnes alitées avec des moustiquaires, ainsi que l’élimination des eaux stagnantes autour des habitations, qui constituent des lieux de reproduction pour les moustiques. La commune reste en contact étroit avec les autorités sanitaires et promet de tenir les habitants informés de l’évolution de la situation. Jérémy Alquier, le maire, a appelé à ne pas s’alarmer outre me.

En juin, la ville de Castres avait déjà connu une vaste opération de démoustication suite à un cas de chikungunya importé chez une personne ayant séjourné récemment à Verdalle et à Castres.

Source : La Dépêche

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